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La fille du capitaine

Note (retour) — DU CAPITAINE

Louis Viardot translation · Edition 2

«Seigneur André Pétrovitch, notre gracieux père, j'ai reçu votre gracieuse lettre, dans laquelle tu daignes te fâcher contre moi, votre esclave, en me faisant honte de ce que je ne remplis pas les ordres de mes maîtres. Et moi, qui ne suis pas un vieux chien, mais votre serviteur fidèle, j'obéis aux ordres de mes maîtres; et je vous ai toujours servi avec zèle jusqu'à mes cheveux blancs. Je ne vous ai rien écrit de la blessure de Piôtr Andréitch, pour ne pas vous effrayer sans raison; et voilà que nous entendons que notre maîtresse, notre mère, Avdotia Vassilievna, est malade de peur; et je m'en vais prier Dieu pour sa santé. Et Piôtr Andréitch a été blessé dans la poitrine, sous l'épaule droite, sous une côte, à la profondeur d'un verchok et demi 39, et il a été couché dans la maison du commandant, où nous l'avons apporté du rivage: et c'est le barbier d'ici, Stépan Paramonoff, qui l'a traité; et maintenant Piôtr Andréitch, grâce à Dieu, se porte bien; et il n'y a rien que du bien à dire de lui: ses chefs, à ce qu'on dit, sont contents de lui, et Vassilissa Iégorovna le traite comme son propre fils; et qu'une pareille occasion lui soit arrivée, il ne faut pas lui en faire de reproches; le cheval a quatre jambes et il bronche. Et vous daignez écrire que vous m'enverrez garder les cochons; que ce soit votre volonté de seigneur. Et maintenant je vous salue jusqu'à terre.

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