Note (retour) — CLARISSE BADER (continued 2)
Reading edition
Moraliste aimable, elle n'avait écrit que pour ses enfants, et ce fut malgré elle que ses oeuvres furent livrées à la publicité. Ne nous en plaignons pas, nous qui avons respiré dans ces pages exquises les plus généreux sentiments d'honneur chevaleresque, de pureté morale, de tendresse contenue. J'ai cité plus haut les Avis que Mme de Lambert donna à son fils et à sa fille366. Comme Cicéron, elle écrivit un traité sur l'Amitié, un autre sur la Vieillesse367. Si les limites de mon ouvrage me le permettaient, je citerais plus d'une page du traité de l'Amitié. Peut-être même ces pages qui expriment sous une forme plus délicate et plus châtiée, des pensées analogues à celles que j'ai empruntées à Mme de Sablé, auraient-elles plus mérité que les maximes de cette dernière une citation spéciale dans mon étude. Mais en accordant cette place aux réflexions de Mme de Sablé, je ne pouvais oublier qu'elle a en quelque sorte créé la littérature des Maximes.