Note 70 — LETTRES (continued 4)
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L'usage d'avoir tant de domestiques était une conséquence des majorats. «Il ne faut pas oublier que les héritiers de ces majorats héritent de tous les domestiques, femmes et enfants, de ceux dont ils héritent, de manière que, par eux-mêmes et par succession, ils s'en trouvent infiniment chargés. Outre le logement, ils leur donnent une ration par jour, et à tous ceux qui peuvent loger chez eux, deux tasses de chocolat. Du temps que j'étais en Espagne, le duc de Medina-Celi, qui, à force de successions accumulées dont il avait hérité, était onze fois grand, avait sept cents de ces rations à payer. C'est aussi ce qui les consume.» (Mémoires du duc de Saint-Simon, t. III, p. 248.)