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La comtesse de Rudolstadt

Note (retour) — Front matter (continued 5)

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«Quel est cet ami, ce frère improvisé? Impossible de deviner. J'ai trouvé cela sur ma fenêtre ce matin, en l'ouvrant pour dire bonjour au rouge-gorge. Serait-ce lui qui me l'aurait apporté? Je suis tentée de croire que c'est lui qui me l'a écrit. Tant il y a qu'il me connaît, le cher petit être, et qu'il commence à m'aimer. Il ne s'approche presque jamais de la cuisine des Schwartz, dont la lucarne exhale une odeur de graisse chaude qui monte chez moi, et qui n'est pas le moindre désagrément de mon habitation. Mais je ne désire plus d'en changer depuis que mon petit oiseau l'adopte. Il a trop bon goût pour se familiariser avec ce porte-clefs gargotier, sa méchante femme et sa laide progéniture8. C'est à moi décidément qu'il accorde sa confiance et son amitié. Il est rentré dans ma chambre aujourd'hui. Il y a déjeuné avec appétit, et quand je me suis promenée à midi sur l'esplanade, il est descendu de son lierre, et il est venu voltiger autour de moi. Il faisait entendre son petit râle, comme pour m'agacer et attirer mon attention. Le vilain Gottlieb était sur le pas de sa porte, et me regardait, en ricanant, avec ses yeux égarés. Cet être est toujours accompagné d'un affreux chat roux qui regarde mon rouge-gorge d'un œil plus horrible encore que celui de son maître. Cela me fait frémir. Je hais ce chat presque autant que madame Schwartz la fouilleuse.»

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