Note 49 — CONSULAT ET EMPIRE.
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Malgré l’accroissement des collections, l’état des bâtiments n’avait pas changé depuis 1724. On avait même installé dans la partie orientale de l’ancien palais Mazarin un service tout-à-fait étranger à la Bibliothèque, celui de la trésorerie qui y resta jusqu’en 1833. Des artistes, comme Houdon, le sculpteur, Saint-Aubin, le graveur, y avaient leurs ateliers. Le conservatoire ne put obtenir le déplacement du Trésor public, et Saint-Aubin, moins opiniâtre que Houdon, fut le seul à partir. Les démêlés de ce dernier avec le conservatoire, à ce sujet, sont assez piquants. Le conservatoire eut beau lui signifier son congé à diverses reprises, le citer devant le juge de paix comme un locataire récalcitrant, ce fut la Bibliothèque qui céda; l’artiste occupait encore son atelier en 1816, puisqu’à cette époque le sculpteur Millehomme en demandait la concession qui d’ailleurs lui fut refusée. Peut-être Houdon avait-il gagné le conservatoire en laissant placer dans nos salles le plâtre original de sa célèbre statue de Voltaire, qui fut donné à la Bibliothèque par Madame Duvivier en 1810, et qui y est encore conservé.-La statue de Cicéron, de Houdon, qu’on voit également dans nos galeries, a été achetée par la Bibliothèque en 1836 et payée 150 francs.