Note 129 — ÉROTIKA BIBLION (continued 2)
Reading edition
Une simple nomenclature d’une très-petite partie des mots de leur dictionnaire de volupté, si je puis parler ainsi, peut décider la question.
La coricobole étoit une tronchine. Les Jatraliptes, les essuyeurs en cygne. Les unctores, les parfumeuses. Les fricatores, les frotteuses. Les tractatrices, les pressureuses ou pétrisseuses. Les dropacistæ, les enleveuses de durillons. Les alipsiaires, les épilateurs. Les paratiltres, les vulvaires. Les picatrices, les parfileuses en vulves. La samiane, le parterre de la nature. (Voyez ci-après). L’hircisse, le bouquinage des vieilles. La conrobole, χοιροπωλῶ. (Pour peu qu’on sache le grec l’on m’entend). La clitoride, ou contraction du clitoris. La corinthienne, la mobilité des charnières. La lesbienne, les cunni-langues. La siphnissidienne, le postillon. La phicidissienne, la pollution de l’enfance. Sardanapaliser, vautrer entre les eunuques et les filles. Chalcidisser, le léchement des testicules. Fellatricer, sucer le gland. Phœnicisser, irrumer en miel, etc., etc.
Une preuve qu’ils étoient plus aguerris que nous, c’est qu’il n’y a presque pas un de ces mots que nous ne soyons obligés de rendre par une périphrase.