Note 16 — L’Homme Sauvage du quai Bois-l’Encre (continued 2)
Reading edition
L’honorable chef de bureau n’avait jamais consenti à abandonner ses revendications et à faire, comme il disait, « litière des sentiments de dignité d’un homme de son caractère ». Il déclarait souvent que l’on pouvait bien faire tuer qui on voulait, si cela était nécessaire, mais qu’il lui fallait l’argent que le tribunal lui avait légalement accordé. Il adressa plusieurs pétitions dans ce sens au chef de l’État, aux ministres, aux Chambres et à tout le monde. Comme l’on passa outre et qu’il apprit en plus la demande qu’avait faite de lui l’Homme sauvage, désireux de le livrer aux bêtes, il devint à peu près fou de rage et se résolut à agir par lui-même ; décision qui le conduisit à son insensée tentative sur le toit — laquelle ne lui rapporta, outre les sensations de la chute et celles du bain, qu’une pleurésie qui le mit au lit pendant cent vingt-huit jours, et qui ruina pour toujours sa constitution.