Note 122 — SECONDE PARTIE.
Reading edition
Histoire de la Bastille, par Renneville, t. 1, p. 74. Renneville avait appris cette affreuse anecdote du neveu même de Saint-Mars, lequel la racontait comme un acte fameux de l'héroïsme de son oncle, mais désignait Lauzun au lieu de Fouquet pour la victime de cette atrocité. Nous accueillons la tradition de la Bastille avec confiance, parce qu'elle s'accorde avec l'autorité absolue que le roi avait donnée à Saint-Mars, en lui recommandant toutefois de ne pas sortir des termes d'une politesse froide et réservée vis-à-vis de Fouquet. Si Lauzun avait eu à se plaindre d'un pareil raffinement de cruauté à son égard, il n'aurait pas manqué de le publier après sa sortie de prison, et ce trait eût semblé assez neuf pour qu'on prît la peine de le conserver dans les anecdotes du temps, tandis que Fouquet ne put jamais faire part à personne des mystères de douleur qu'il offrait à Dieu. On demeure convaincu en lisant l'histoire de l'araignée, attribuée aussi à Lauzun, que Fouquet est bien réellement le seul contre qui Saint-Mars employait ces ressources de barbarie.