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L'esprit dans l'histoire

Note 360 — XXXI

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Ce discours se trouve partout, notamment dans une note de la Vie de l'Hôpital, en tête de l'édit. de ses Œuvres donnée par Dufey (de l'Yonne), p. 283.—Puisqu'il vient d'être parlé de la vie de l'Hôpital, ce bon citoyen «qui avoit les fleurs de lys dans le cœur», comme dit L'Étoile, n'oublions pas de rappeler ses paroles à propos des massacres: «Voilà un très mauvais conseil; je ne sais qui l'a donné, mais j'ay belle peur que la France en pâtisse.» Brantôme lui attribue cette plainte, ce qui ne l'empêche pas de la mettre aussi dans la bouche du pape Pie V; mais comme ce pontife était mort trois mois avant la Saint-Barthélemy, la seconde attribution ne doit pas nuire à la première, comme l'a déjà remarqué G. Brotier (Paroles mémorables, 1790, in-12, p. 40).—Le mot doit rester au chancelier, qui eut le malheur de voir les massacres et de leur survivre six mois. On dit aussi qu'ils lui inspirèrent ce vers:

Excidat illa dies ævo, nec postera credant Sæcula...

C'était une simple citation. Le vers se trouve dans les Sylves de Stace (lib. V, syl. II). L'application était très heureuse; mais il paraît qu'elle fut faite par le président de Thou et non par l'Hôpital. C'est du moins le fils du premier qui l'assure dans les Mémoires de sa vie, liv. I.—L'avocat Gouthières (De Jure manium, lib. II, cap. XXVI) prête à l'Hôpital une parole satirique sur les Français pour laquelle je serais plutôt de l'avis de Montaigne, qui (liv. II, ch. XVII) l'attribue au chancelier Olivier. «Les François, disait-il, semblent des guenons qui vont grimpant contre-mont un arbre, de branche en branche, et ne cessent d'aller jusques à ce qu'elles soyent arrivées à la plus haute branche, et y monstrent le cul quand elles y sont.»

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