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L'esprit dans l'histoire

Note 317 — XXIX

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La Henriade, chant II, notes.—Voltaire, dans ses notes de la Henriade, comme dans son Essai sur les guerres civiles, est impitoyable pour Charles IX, jusque-là qu'il ne craint pas de lui prêter, devant le cadavre de Coligny à Montfaucon, le mot de Vitellius à Bédriac: «Le corps d'un ennemi mort sent toujours bon.» Walter Scott l'a bien mis dans la bouche de Louis XI, au chapitre III de Quentin-Durward! O licences du roman historique! Pour le prêt fait ici à Charles IX, Brantôme est le premier coupable. C'est lui qui lui fait dire, devant le gibet de Coligny, à ses courtisans qui se bouchaient le nez «à cause de la senteur:—Je ne le bouche, comme vous autres, car l'odeur de son ennemi est très bonne.» (Œuvres, édit. du Panthéon littéraire, t. I, p. 561.)—Avouons que Voltaire se rétracta plus tard. «C'est, dit-il au chap. CLXXI de l'Essai sur les Mœurs, un ancien mot de Vitellius, qu'on s'est avisé d'attribuer à Charles IX.»

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