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L'Empire Japonais et sa vie économique

Note 15 — CHAPITRE XVIII

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« Le Japon poursuit inlassablement le but qu’il s’est fixé : devenir une grande puissance continentale, la plus grande de l’Asie. Il a pris pied sur le continent et goût à l’aventure.

« Écoutez ce que disait, à la tribune du parlement, le ministre de la Guerre général Teraoutchi, au mois de mars 1908 : « Je suis profondément convaincu qu’un conflit entre de grandes puissances aura lieu, non en Europe, mais à l’Est de l’Inde et à l’Ouest et au Nord du Japon. Conviendra-t-il au peuple japonais de rester spectateur impuissant en présence de pareille éventualité ? »

« … Le Ministre ajoutait : « En ce qui concerne les troupes d’occupation de Mandchourie, j’affirme que nous renfermer dans nos limites actuelles, serait l’équivalent pour nous d’une évacuation ? »

« De là à transporter et à entretenir sur le continent une bonne partie de son armée, il n’y a pas loin.

« Certes, en ce moment, Russes, Français, Anglais sont les amis du Japon ; qui ne l’est, du reste ?

« Mais que valent promesses et traités ? Que l’on se rappelle le début de la dernière guerre ; que l’on n’oublie pas surtout avec quelle désinvolture l’Autriche a violé le traité de Berlin… La force apparaît plus que jamais comme l’exacte définition du droit ; et cela ne va pas sans quelque ironie dans ce temps de conférences, d’arbitrage et de fraternité internationale. Apôtres de la paix et propagandistes du désarmement, vous êtes des moutons et vous serez mangés. Jamais le vieil axiome ne fut plus vrai : Si vis pacem, para bellum.

« Le Japon, lui, veut la guerre, et il la prépare. » (France militaire, 25 avril 1909.)

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