Note 81 — CAPITOLO QUARTO LA INCORONAZIONE
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«L'histoire des trois gros diamans pris à Granson Mérite d'être rapportée, et la renommée qu'ils ont eue, l'espèce de vanité attachée a leur possession, témoigneront quelle était la splendeur de ces princes de Bourgogne, dont les dépouilles se sont distribuées entre les rois, qui se les sont enviées et disputées a prix d'or. — Le plus beau, celui qui fut ramassé sous un chariot, fu revendux par le curé de Montagne à un homme de Berne au prix de trois ecus: plus tard un autre Bernois, nommé Barthélemi May, riche marchand qui faisait le commerce avec l'Italie, offrit a Guillaume de Diesbac un présent de quatre cents ducats en reconnaissance de ce qu'il lui avait fait acheter ce diamant pour cinq mille ducats. En 1482, les Gènois l'achetèrent sept mille ducats et le vendirent le double à Louis Sforce le More, duc de Milan. Après la chute de la maison de Sforce le diamant passa en la possession du papa Jules II pour vingt mille ducats. La grosseur est égale à la moitié d'une noix. Il orne la tiare du pape, etc.» (Barante, Storia dei Duchi di Borgogna, tomo XXI.) Egli erra: — quel diamante orna il bottone del piviale del papa. Vedi Vita di Benvenuto Cellini.