Note 331 — APPENDICE
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La plus grande confusion règne encore aujourd’hui au sujet des Ennea, des Streptaxis et des genres voisins. Dans ses Mollusques de l’Afrique équatoriale (Paris, mars 1889), Bourguignat classe les espèces de ces genres en trois familles : Enneidæ Bourguignat (Histoire malacologique de l’Abyssinie, 1883, p. 74) ; Streptaxidæ et Artemonidæ. L’auteur range, dans la première de ces familles, les genres Ennea H. et A. Adams, Ptycotrema Mörch (Catalog. Joldi, 1852, p. 33) et Enneastrum Pfeiffer (Malakozool. Blätter, 1855, p. 173), ce dernier genre renfermant également les Uniplicaria, Gulella et Huttonella de Pfeiffer. Dans la famille des Streptaxidæ, Bourguignat place le genre Edentulina Pfeiffer [Vers. anordn. Helic., in : Malakozool. Blätter, 1855, p. 173], que l’on ne saurait séparer des Ennea ; il admet le genre Gonaxis créé par Taylor [New species east coast Africa, in : Quat. Journ. Conchol, I, 1877, p. 252] ; enfin il crée le nouveau genre Marconia (loc. cit., mars 1889, p. 135), pour des coquilles de forme orculoïde rappelant l’Orcula dolium d’Europe, à ouverture sans denticulation, et dont le type est le Marconia lata des environs du lac Tanganika, décrit par Smith, sous le nom d’Ennea lata (Proceed. zoolog. society London, 1880, p. 347, pl. XXXI, fig. 4-4 a). Quant à la nouvelle famille des Artemonidæ [Bourguignat, loc. cit., mars 1889, p. 36], elle renferme toute une série de coquilles que l’on peut considérer comme des Streptaxis à axe non dévié. Il établit, dans cette famille, trois genres nouveaux pour la faune africaine : Les Gibbonsia [loc. cit., p. 38], ayant pour type le Gibbonsia gigas Smith (Proceed. zoolog. society London, 1881, p. 279, pl. XXXII, fig. 4] ; les Tayloria (loc. cit., p. 38), dont le type est le Tayloria ventrosa [Zonites (?) ventrosa Taylor, in : Quaterl. Journ. Conchol., août 1877, p. 251, pl. II, fig. 2] ; enfin les Colpanostoma (loc. cit., p. 43), qui ont pour type le Colpanostoma Leroyi Bourguignat (loc. cit., p. 43 et pl. I, fig. 1-3) de l’Ousaghara.
A part quelques rares coupes génériques bien délimitées, comme les Colpanostoma qui sont très éloignés des Streptaxis, les genres créés par Bourguignat sont établis sur des caractères très secondaires. Il est d’autant plus difficile de les admettre, qu’il est actuellement impossible de rapporter avec certitude certaines espèces à un genre plutôt qu’à un autre et le nombre des coquilles tour à tour ballottées dans les Ennea, les Streptaxis et les Gibbus, est relativement considérable. Il convient donc d’attendre, avant d’établir une classification rationnelle de ce groupe particulièrement difficile, qu’une étude anatomique sérieuse en ait été faite.