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Jules César

Note (retour) — Front matter

François Guizot translation

ANTOINE.—O pardonne-moi, masse de terre encore saignante, si je parais doux et pacifique avec ces bouchers! Tu es le débris du plus grand homme qui ait jamais vécu dans la durée des âges. Malheur à la main qui répandit ce sang précieux! Je le prédis en ce moment sur tes blessures, qui, comme autant de bouches muettes, ouvrent leurs lèvres rougies pour me demander la voix et les paroles de ma langue. La malédiction va fondre sur la tête des hommes; les fureurs intestines, la terrible guerre civile vont envahir toutes les parties de l'Italie. Le sang, la destruction seront des choses si communes, et les objets effroyables deviendront si familiers, que les mères ne feront plus que sourire à la vue de leurs enfants déchirés des mains de la guerre. Toute pitié sera étouffée par l'habitude des actions atroces; et conduisant avec elle Até, sortie brûlante de l'enfer, l'ombre de César promènera sa vengeance, criant d'une voix puissante dans l'intérieur de nos frontières: Carnage40! et alors seront lâchés les chiens de la guerre, jusqu'à ce qu'enfin l'odeur de cette action exécrable s'élève au-dessus de la terre avec les exhalaisons des cadavres pourris, gémissant après la sépulture. (Entre un serviteur.) Vous servez Octave César, n'est-il pas vrai?

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