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Jules César

Note (retour) — Front matter

François Guizot translation

BRUTUS.—Non, point de serment. Si notre figure d'hommes24, la souffrance de nos âmes, les iniquités du temps sont des motifs impuissants, rompons sans délai: que chacun de nous retourne à son lit oisif; laissons la tyrannie à l'oeil hautain se promener à son gré, jusqu'à ce que chacun de nous tombe désigné par le sort. Mais si, comme j'en suis certain, ces motifs portent avec eux assez de feu pour enflammer les lâches, et pour donner une trempe valeureuse à l'esprit mollissant des femmes; alors, compatriotes, quel autre aiguillon nous faut-il que notre propre cause pour nous exciter au redressement de nos droits? Quel autre lien que ce secret gardé par des Romains qui ont dit le mot et ne biaiseront point? et quel autre serment que l'honnêteté engagée envers l'honnêteté à ce que cela soit ou que nous périssions. Laissons jurer les prêtres, les lâches, les hommes craintifs, ces vieillards qu'affaiblit un corps décomposé, et ces âmes patientes de qui l'injustice reçoit un accueil serein. Qu'elles jurent au profit de la cause injuste, les créatures dont on peut douter: mais nous, ne faisons pas à l'immuable sainteté de notre entreprise, ni à l'insurmontable constance de nos âmes, l'affront de penser que notre cause ou notre action eurent besoin d'un serment, tandis que chaque Romain doit savoir que chaque goutte du sang qu'il porte dans ses nobles veines s'entache d'une multiple bâtardise, du moment où il manque à la plus petite particule de la moindre promesse sortie de sa bouche.

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