Note (retour) — SERGENT FRICASSE (continued 2)
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10 fructidor.--Partis à quatre heures du matin pour nous rendre sur le Rhin, au village de Baltzenheim, à deux lieues de Brisach. Arrivés le même jour à dix heures du matin. Dans ce village, nous avons appris qu'on avait fait la découverte des conspirateurs du repos public et de la trahison de Pichegru 57 qui avait commandé à l'armée du Nord, où il avait remporté de si brillantes conquêtes. Il voulait perdre dans un moment ce qui nous coûtait tant de peines; il voulait livrer nos places fortes aux Impériaux et à Condé, qui voulaient que ce fût lui seul qui fît la contre-révolution en France. Mais aussi la trahison de Pichegru a manqué, grâce à toutes nos armées qui avaient fait une pétition au Directoire exécutif, ce qui a ranimé les coeurs des bons républicains quand ils ont vu que les armées étaient encore pour le bon parti.