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Journal de marche du sergent Fricasse de la 127e demi-brigade: 1792-1802

Note (retour) — SERGENT FRICASSE (continued 2)

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Vers les deux heures de l'après-midi, une colonne assez considérable de l'armée autrichienne a fait un mouvement pour se disposer à passer la rivière pendant la nuit, ce qui leur a été facile, car la rivière n'était presque pas gardée. Vers les quatre heures du matin, comme notre bataillon était à bivouaquer dans un village à une lieue et demie de Vaprio, une ordonnance est venue dire au général qui commandait ce poste, que l'armée autrichienne avait passé la rivière 65 toute la nuit et dirigeait sa marche sur Milan. Aussitôt, il nous fut ordonné de nous retirer sur Vaprio, pour nous joindre à la division du général Delmas, en laissant de distance en distance des compagnies en échelons; jusqu'à ce que nous avons trouvé une route de Vaprio à Milan, qui était déjà coupée par l'ennemi. Le combat s'est aussitôt engagé sur la rive gauche de l'Adda, dans les environs de Vaprio et Casale; il a été opiniâtre des deux côtés. Le général Delmas est venu ordonner aux bataillons qui soutenaient l'attaque, qui étaient les nôtres et un de la 3e demi-brigade, de foncer sur l'ennemi, et il a dit que sa division allait arriver pour nous soutenir. Aussitôt l'ordre donné, les deux bataillons se sont mis en marche pour l'exécution; dans l'instant la victoire nous a souri en leur faisant environ deux cents hommes prisonniers; mais, dans le même moment, un renfort considérable leur étant arrivé, ils ont forcé le bataillon qui était à notre droite, sur le bord de la rivière, et ils n'ont pas tardé à prendre le nôtre par le flanc et le front. Dans ces démêlés plus chauds qu'à l'ordinaire, j'ai reçu une balle qui m'a traversé l'avant-bras gauche et m'a mis hors de combat, d'où je me suis tiré avec beaucoup de peine, car nous étions pris de tous les côtés.

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