Note 72 — EUGÈNE DELACROIX
Reading edition
Delacroix fait allusion à la série des compositions lithographiées qu'il exécuta sur le Faust en 1827 et qui eurent l'honneur de fixer l'attention du vieux Gœthe. «M. Delacroix, dit Gœthe, dans ses conversations avec Eckermann, est un grand talent, qui a dans Faust précisément trouvé son vrai aliment. Les Français lui reprochent trop de rudesse sauvage, mais ici elle est parfaitement à sa place.—De tels dessins, reprend Eckermann, contribuent énormément à une intelligence plus complète du poème.—C'est certain, dit Gœthe, car l'imagination plus parfaite d'un tel artiste nous force à nous représenter les situations comme il se les est représentées à lui-même. Et s'il me faut avouer que M. Delacroix a surpassé les tableaux que je m'étais faits des scènes écrites par moi-même, à plus forte raison les lecteurs trouveront-ils toutes ces compositions pleines de vie et allant bien au delà des images qu'ils se sont créées.» (Conversations de Gœthe.)