← Table of contents
Journal de Eugène Delacroix, Tome 3 (de 3), 1855-1863

Note 52 — EUGÈNE DELACROIX

Reading edition

Chaque fois que l'on touche à l'opinion de Delacroix sur l'école anglaise de peinture, il convient de se référer à la belle lettre qu'il écrivit à Théophile Silvestre en 1858, que nous avons déjà plusieurs fois citée. Et pourtant on y trouve ce passage qui paraît en contradiction avec ce qu'il note dans son Journal trois années auparavant: «Je ne me soucie plus de revoir Londres: je n'y retrouverais aucun de ces souvenirs-là (Wilkie, Lawrence, Fielding, Bonington), et surtout je ne m'y retrouverais plus le même pour jouir de ce qui s'y voit à présent. L'école même est changée. Peut-être m'y verrais-je forcé de rompre des lances pour Reynolds, pour ce ravissant Gainsborough que vous avez bien raison d'aimer.» Mais ce n'était là qu'une boutade momentanée, car la fin de la lettre prouve d'une façon évidente sa sympathie pour le mouvement préraphaélite. (Corresp., t. II, p. 190, 191.)

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings