Note 187 — EUGÈNE DELACROIX (continued 4)
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Delacroix écrivait à Pierret le 29 février, peu de temps après son arrivée: «Imagine, mon ami, ce que c'est que de voir, couchés au soleil, se promenant dans les rues, raccommodant des savates, des personnages consulaires, des Catons, des Brutus, auxquels il ne manque même pas l'air dédaigneux que devaient avoir les maîtres du monde; ces gens-ci ne possèdent qu'une couverture dans laquelle ils marchent, donnent, et sont enterrés, et ils ont l'air aussi satisfait que Cicéron devait l'être de sa chaise curule. Je te le dis, vous ne pourrez jamais croire à ce que je rapporterai, parce que ce sera bien loin de la vérité et de la noblesse de ces natures. L'antique n'a rien de plus beau.» (Corresp., t. I, p. 178.) Delacroix parlant de l'Afrique, un jour, disait à Th. Silvestre qui l'a rapporté dans son livre: les Artistes vivants: «L'aspect de cette contrée restera toujours dans mes yeux; les hommes de cette forte race s'agiteront toujours, tant que je vivrai, dans ma mémoire. C'est en eux que j'ai vraiment retrouvé la beauté antique.»