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Jerome Cardan

Note 170 — Chapter VIII

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"Si Scaliger avoit eu un peu moins de démangeaison de contre dire, il auroit acquis plus de gloire, qu'il n'a fait dans ce combat: mais, ce que les Grecs ont apellé άμετρία τη̑ϛ άνθολκη̑ϛ, une passion excessive de prendre le contrepied des autres, a fait grand tort à Scaliger. C'est par ce principe qu'il a soutenu que le perroquet est une très laide bête. Si Cardan l'eût dit, Scaliger lui eût opposé ce qu'on trouve dans les anciens Poètes touchant la beauté de cet oiseau. Vossius a fait une Critique très judicieuse de cette humeur contrariante de Scaliger, et a marqué en même temps en quoi ces deux Antagonistes étoient supérieurs et inférieures, l'un à l'autre."—(Scaliger, in Exercitat., 246.) "Quia Cardanus psittacum commendarat a colorum varietate ac præterea fulgore, quod et Appuleius facit in secundo Floridorum, contra contendit esse deformem, non modo ob fœditatem rostri, ac crurum, et linguæ, sed etiam quia sit coloris fusci ac cinericii, qui tristis. Quid faciamus summo Viro? Si Cardanus ea dixisset, provocasset ad judicia poëtarum, atque adeo omnium hominum. Nunc quia pulchri dixit coloris, ille deformis contendit. Hoc contradictionis studium, quod ubique in hisce exercitationibus se prodit, sophista dignius est, quamque philosopho."—Bayle: Article "Cardan." (Sir Thomas Browne, in one of his Commonplace Books, observes—"If Cardan saith a parrot is a beautiful bird, Scaliger will set his wits on work to prove it a deformed animal.")

Naudé (Apologie, ch. xiii.) says that of the great men of modern times Scaliger and Cardan each claimed the possession of a guardian spirit, and hints that Scaliger may have been moved to make this claim in order not to be outdone by his great antagonist. It should, however, be remembered that Cardan did not seriously assert this belief till long after his controversy with Scaliger. Naudé sums up thus: "D'où l'on peut juger asseurement, que lui et Scaliger n'ont point eu d'autre Genie que la grande doctrine qu'ils s'étoient acquis par leurs veilles, par leurs travaux, et par l'expérience qu'ils avoient des choses sur lesquelles venant à élever leur jugement ils jugeoint pertinemment de toutes matières, et ne laissoient rien échapper qui ne leur fust conneu et manifeste."

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