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Jean Ziska

Note (retour) — JEAN ZISKA

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Wenceslas, effrayé des troubles, s'enivrait pour se donner du coeur, dans sa forteresse de Tocznik au sommet d'une montagne du district de Podwester. Dès qu'il aperçut les députés, il eut peur et se barricada. On parvint cependant à en introduire quelques-uns auprès de lui, et ils le décidèrent à venir habiter Prague, où il se renferma dans la forteresse de Wyssobrad. C'était un pauvre porte-respect, que ce roi fainéant, abruti dans la débauche et naturellement poltron, bien qu'il eût parfois des velléités de cruauté et des heures de rage aveugle. Dès qu'il fut arrivé dans sa capitale, des députés de la ville vinrent lui demander des églises pour y enseigner le peuple à leur manière, et y donner la communion des subutraquistes16. Il leur demanda du temps pour y penser, et fit dire sous main à Nicolas, seigneur de Hussinetz, qui était à leur tête, qu'il filait là une corde pour se faire pendre. Les hussites de Prague insistèrent les armes à la main. Les conseillers du roi répondirent en son nom par des menaces. Le sénat fut alarmé de ces mutuelles dispositions; mais Jean Ziska, chambellan de Wenceslas, apaisa l'affaire et retarda l'explosion, en disant au peuple, sur lequel il exerçait déjà une grande influence, qu'il fallait attendre l'issue du concile, et ses résolutions pour ou contre le hussitisme.

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