Note (retour) — LE RETOUR DU CROISÉ.
Albert Montémont translation
«Fi donc! sire chevalier, dit le templier; appelons nos gens, et faisons une sortie. Un chevalier, un seul homme d'armes, ce serait assez contre vingt de ces paysans.»--«Assez, beaucoup trop, répliqua de Bracy; je rougirais de mettre seulement contre eux ma lance en arrêt.»--«C'est fort bon, sire templier, répondit Front-de-Boeuf, s'il s'agissait de Turcs, ou de Maures, ou de ces gueux6 de paysans français, très vaillant de Bracy; mais nous avons affaire à des archers anglais, sur lesquels nous n'aurons d'autre avantage que nos armes et nos chevaux, dont nous ne pourrons faire usage dans les clairières de la forêt. Tu parles de faire une sortie! à peine avons-nous assez d'hommes pour la défense du château. Les plus braves de mes gens sont à York, ainsi que les vôtres, de Bracy: à peine nous en reste-t-il une vingtaine et une poignée que vous emmenâtes dans cette folle entreprise.»