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Ivanhoe (2/4)

Note (retour) — LE RETOUR DU CROISÉ.

Albert Montémont translation

La porte s'entr'ouvre en effet, et l'ermite, homme grand et fortement constitué, couvert de son froc et de son capuchon, avec une corde de jonc pour ceinture, paraît devant le chevalier. Il tenait d'une main une torche allumée, et de l'autre un bâton de pommier sauvage si gros et si pesant, qu'il pouvait bien passer pour une massue. Deux chiens énormes à longs poils, moitié lévriers, moitié mâtins22, trépignaient à ses côtés et semblaient prêts à fondre sur le voyageur, aussitôt que leur maître les aurait lâchés. Mais quand la torche eut réfléchi sa lumière sur la luisante armure de l'étranger, qui se tenait en dehors, l'ermite, changeant probablement ses premières intentions, réprima la fureur de ses auxiliaires, et prenant un ton de courtoisie brusquée, il invita le chevalier à entrer dans son gîte, et s'excusa sur l'hésitation qu'il avait mise à le recevoir, s'étant fait, disait-il, une règle de ne jamais ouvrir sa porte après le soleil couché, à cause des bandes de voleurs et d'outlaws qui infestaient les environs, et qui ne respectaient ni la sainte Vierge, ni saint Dunstan, ni ceux qui se dévouaient à leur culte.

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