Note (retour) — LE RETOUR DU CROISÉ.
Albert Montémont translation
Les convives s'assirent à une table qui paraissait crouler sous le poids et le nombre des bons mets. Une multitude de cuisiniers qui suivaient le prince Jean dans ses voyages, ayant déployé tout leur art pour varier les formes dans lesquelles les alimens étaient servis, réussirent presque aussi bien que de modernes professeurs dans l'art culinaire, en ôtant aux plus simples mets les apparences de leur nature. Outre les plats d'origine domestique, une grande variété de friandises importées de contrées lointaines, et des pâtisseries de toute espèce, ainsi que des gâteaux et des tartelettes de confitures, présentaient aux regards une diversité agréable qui ne se voyait que dans les repas donnés par la plus haute noblesse. Les vins les plus exquis, soit étrangers, soit nationaux14, couronnaient la pompe du banquet.