Note (retour) — LE RETOUR DU CROISÉ. (continued 2)
Albert Montémont translation
«Cependant, à ce que je crois,» dit le bouffon, qui jouait fréquemment le rôle de conciliateur dans la famille, «notre maître n'avait point le projet de faire du mal à Fangs, il ne voulait que l'effrayer; car, si vous l'avez remarqué, il s'est dressé sur ses étriers comme pour viser au dessus du but, et cette direction eût rempli son attente sans un malheureux saut du chien, qui a reçu de la sorte une telle égratignure, qu'il me sera facile de guérir avec un emplâtre de poix de la largeur d'un sou37.»--«Si cela était vrai, dit Gurth, si je pouvais le croire! mais non, j'ai vu la javeline bien dirigée, je l'ai entendue siffler en l'air, avec toute la méchanceté pleine de rage de celui qui l'avait lancée, et après avoir été violemment fixée au sol, elle frémissait encore, comme si elle eût regretté d'avoir manqué son but. Par le pourceau chéri de saint Antoine, je ne veux plus le servir.» À ces mots, le courroucé gardien de pourceaux se renferma dans un silence morne et tellement profond, que toutes les pasquinades du jovial Wamba ne purent le rompre de long-temps.