Note (retour) — II
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Quelques heures après nous étions debout, étrillés, sanglés, caparaçonnés, prêts à nous repaître encore de musique: ce que nous fîmes jusqu'à l'heure du repas chez notre excellent Volkland, le plus cordial des hommes. Il nous fit asseoir à sa table. Une plantureuse nourriture nous mit la joie au coeur, et je vis que le gracieux vin blanc de notre hôte trouvait un vif plaisir à se laisser boire. Vous savez, honnête Casimir, que l'après-midi fut consacrée aux oeuvres d'orgue de notre Saint-Père le Bach2, belle occasion pour vous de labourer quelques pianos, et que nous nous achevâmes au théâtre, où l'on voulut bien nous donner le Jules César de Shakespeare. Vous l'avouerai-je? après une journée si pleine j'aurais peut-être ébauché un somme. Mais toute la nuit j'en fus empêché par deux touristes (mâle et femelle) qui, dans la chambre contiguë à la mienne, échangèrent d'une voix rauque leurs stupides impressions. Ne pouvant jouer du flageolet, je pensai à mille choses d'autrefois; et je psalmodiai ce distique, jadis improvisé près de Bayreuth par un jeune Mage de mes amis: