Note 1307 — Chapter XVI
Reading edition
Du Vair’s Essay de la Constance et Consolations ès Malheurs Publiques, of which the first edition is in 1594, furnishes some eloquent declamation in a style unlike that of Amyot. Repassez en votre memorie l’histoire de toute l’antiquité; et quand vous trouverez un magistrat qui aura eu grand credit envers un peuple, ou auprès d’un prince, et qui se sera voulu comporter vertueusement, dites hardiment; Je gage que cestui-ci a été banni, que cestui-ci a été tué, qui cestui-ci a été empoisonné. A Athènes, Aristidès, Themistoclès, et Phocion; à Rome infinis desquels je laisse les noms pour n’emplir le papier, me contentant de Camille, Scipion, et Ciceron pour l’antiquité, de Papinien pour les temps des empereurs Romains, et de Boece sous les Gots. Mais pourquoi le prenons nous si haut. Qui avons nous vu de notre siècle tenir les sceaux de France, qui n’ait été mis en cette charge, pour en être dejetté avec contumelie? Celui qui auroit vu M. le Chancelier Olivier, ou M. le Chancelier de l’Hospital, partir de la cour pour se retirer en leurs maisons, n’auroit jamais envié de tels honneurs, ni de tels charges. Imaginez vous ces braves et venerables vieillards, esquels reluisoient toutes sortes de vertus, et esquels entre une infinité de grandes parties vous n’cussiez sçu que choisir, remplis d’erudition, consommez ès affaires, amateurs, de leur patrie, vraiment dignes de telles charges, si le siècle eust été digne d’eux. Apres avoir longuement et fidèlement servis la patrie, on leur dresse des querelles d’Allemans, et de fausses accusations pour les bannir des affaires, on plutot pour en priver les affaires; comme un navire agité de la conduite de si sages et experts pilotes, afin de le faire plus aisément briser, p. 76 (edit. 1604.)]