Note 1336 — Chapter XVI
Reading edition
La Noue, a severe Protestant, thinks them as pernicious to the young as the writings of Machiavel had been to the old. This he dwells upon in his sixth discourse. De tout temps, this honest and sensible writer says, il y a eu des hommes, qui ont esté diligens d’escrire et mettre en lumière des choses vaines. Ce qui plus les y a conviez est, que ils sçavoient que leurs labeurs seroient agréables a ceux de leurs siècles, dont la plus part a toujours heimé [aimé] la vanité, comme le poisson fait l’eau. Les vieux romans dont nous voyons encor les fragmens par-ci et par-la, a savoir de Lancelot du Lac, de Perceforest, Tristan, Giron le courtois, et autres, font foy de ceste vanité antique. On s’en est repeu l’espace de plus de cinq cens ans, jusques à ce que nostre langage estant devenu plus orné, et nostres esprits plus fretillans, il a fallu inventer quelque nouveauté pour les egayer. Voila comment les livres d’Amadis sont venus en evidence parmi nous en ce dernier siècle. Mais pour en parler au vrai, l’Espagne les a engendrez, et la France les a seulement revetus de plus beaux habillemens. Sous le regne du roy Henry second, ils ont eu leur principale vogue; et croy qui si quelqu’un les eust voulu alors blasmer, en luy eust craché au visage, &c. p. 153, edit. 1588.