Note 787 — Chapter XXIX
Reading edition
Regis, in imitation of his master, and perhaps with more clearness, observes that our knowledge of our own existence is not derived from reasoning, mais par une connoissance simple et intérieure, qui précède toutes les connoissances acquisés, et qui j’appelle conscience. En effet, quand je dis que je connais ou que je crois connoître, ce je presuppose lui-même mon existence, étant impossible que je connoisse, ou seulement que je croye connoître et que je ne sois pas quelque chose d’existant, p. 68. The Cartesian paradox, as it has been deemed, that thinking is the essence of the soul, Regis has explained away. After coming to the conclusion, Je suis donc une pensée, he immediately corrects himself: Cependant je crains encore de me définir mal, quand je dis que je suis une pensée, qui a la propriété de douter et d’avoir de la certitude; car quelle apparence y a t’il que ma nature, qui doit être une chose fixe et permanente, consiste dans la pensée, puisque je sais par expérience que mes pensées sont dans un flux continuel, et que je ne pense jamais à la même chose deux momens de suite? mais quand je considère la difficulté de plus près, je conçois aisément qu’elle vient de ce que le mot de pensée est équivoque, et que je m’en sers indifféremment pour signifier la pensée qui constitue ma nature, et pour designer les différentes manières d’être de cette pensée; ce qui est une erreur extrême, car il y a cette différence entre la pensée qui constitue ma nature, et les pensées, qui n’en sont que les manières d’être, que la première est une pensée fixe et permanente, et que les autres sont des pensées changeantes et passagères. C’est pourquoi, afin de donner une idée exacte de ma nature, je dirai que je suis une pensée qui existe en elle-même, et qui est le sujet de toutes mes manières de penser. Je dis que je suis une pensée pour marquer ce que la pensée qui constitute ma nature à de commun avec la pensée en général qui comprend sous soi toutes les manières particulières de penser: et j’ajoute, qui existe en elle-même, et qui est le sujet de différentes manières de penser, pour designer ce que cette pensée a de particulier que la distingue de la pensée en général, vu qu’elle n’existe que dans l’entendement de celui qui la conçoit, ainsi que toutes les autres natures universelles, p. 70.