Note 613 — Chapter XXV
Reading edition
Tant s’en faut que les choses que j’ai écrites puissent être aisément tirées de Viéte, qu’au contraire ce qui est cause que mon traité est difficile à entendre, c’est que j’ai tâché à n’y rien mettre que ce que j’ai crû n’avoir point été su ni par lui ni par aucun autre; comme on peut voir si on confére ce que j’ai écrit du nombre des racines qui sont en chaque équation, dans la page 372, qui est l’endroit où je commence à donner les règles de mon algèbre, avec ce que Viéte en a écrit tout à la fin de son livre, De Emendatione Æquationum; car on verra que je le determine généralement en toutes équations, au lieu que lui n’en aiant donné que quelques exemples particuliers, dont il fait toutefois si grand état qu’il a voulu conclure son livre par là, il a montre qu’il ne le pouvoit déterminer en général. Et ainsi j’ai commencé où il avoit achevé, ce que j’ai fait toutefois sans y penser; car j’ai plus feuilleté Viéte depuis que j’ai reçu votre dernière que je n’avois jamais fait auparavant, l’ayant trouvé ici par hasard entre les mains d’un de mes amis; et entre nous, je ne trouve pas qu’il en ait tant su que je pensois, non obstant qu’il fût fort habile. This is in a letter to Mersenne in 1637. Œuvres de Descartes, vol. vi., p. 300.