Note 571 — Chapter XXIV
Reading edition
The same writer fixes on this as an epoch, and it was generally admitted in the seventeenth century. The editor of Balzac’s Works in 1665, says, after speaking of the unformed state of the French language, full of provincial idioms and incorrect phrases: M. de Balzac est venu en ce temps de confusion et de désordre, où toutes les lectures qu’il faisoit, et toutes les actions qu’il entendoit lui devoient être suspectes, où il avoit à se défier de tous les maîtres et de tous les exemples; et où il ne pouvoit arriver à son but qu’en s’éloignant de tous les chemins battus, ni marcher dans la bonne route qu’après se l’être ouverte à lui même. Il l’a ouverte en effet, et pour lui et pour les autres; il y a fait entrer un grand nombre d’heureux génies, dont il étoit le guide et le modèle: et si la France voit aujourd’hui que ses écrivains sont plus polis et plus réguliers, que ceux d’Espagne et d’Italie, il faut qu’elle en rende l’honneur à ce grand homme, dont la mémoire lui doit être en vénération.... La même obligation que nous avons a M. de Malherbe pour la poésie, nous l’avons a M. de Balzac pour la prose; il lui a prescrit des bornes et des régles; il lui a donné de la douceur et de la force, il a montré que l’éloquence doit avoir des accords, aussi bien que la musique, et il a sçu mêler si adroitement cette diversité de sons et de cadences, qu’il n’est point de plus délicieux concert que celui de ses paroles. C’est en plaçant tous les mots avec tant d’ordre et de justesse qu’il ne laisse rien de mol ni de foible dans son discours, &c. This regard to the cadence of his periods is characteristic of Balzac. It has not, in general, been much practised in France, notwithstanding some splendid exceptions, especially in Bossuet. Olivet observes, that it was the peculiar glory of Balzac to have shown the capacity of the language for this rhythm. Hist. de l’Acad. Française, p. 84. But has not Du Vair some claim also? Neufchateau gives a much more limited eulogy of Balzac. Il avoit pris à la lettre les reflections de Du Vair sur la trop grande bassesse de notre éloquence. Il s’en forma une haute idée; mais il se trompe d’abord dans l’application, car il porta dans le style épistolaire qui doit être familier et leger, l’enflure hyperbolique, la pompe, et le nombre, qui ne convient qu’aux grandes déclamations et aux harangues oratoires.... Ce défaut de Balzac contribua peut être à son succès; car le gout n’étoit pas formé; mais il se corrigea dans la suite, et en parcourant son recueil on s’aperçoit des progrès sensibles qu’il faisoit avec l’age. Ce recueil si précieux pour l’histoire de notre littérature a eu long temps une vogue extraordinaire. Nos plus grands auteurs l’avoient bien étudié. Molière lui a emprunté quelques idées.