Note 241 — Chapter XX · (continued 2)
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Par le nom d’idée, il veut seulement qu’on entende ici les images des choses matérielles dépeintes en la fantaisie corporelle; et cela étant supposé, il lui est aisé de montrer qu’on ne peut avoir propre et véritable idée de Dieu ni d’un ange; mais j’ai souvent averti, et principalement en celui là même, que je prends le nom d’idée pour tout ce qui est conçu immédiatement par l’esprit; en sorte que, lorsque je veux et que je crains, parce que je conçois en même temps que je veux et que je crains, ce vouloir et cette crainte sont mis par moi en nombre des idées; et je me suis servi de ce mot, parce qu’il étoit déjà communément reçu par les philosophes pour signifier les formes des conceptions. de l’entendement divin, encore que nous ne reconnoissions en Dieu aucune fantaisie ou imagination corporelle, et je n’en savois point de plus propre. Et je pense avoir assez expliqué l’idée de Dieu pour ceux qui veulent concevoir les sens que je donne à mes paroles; mais pour ceux qui s’attachent à les entendre autrement que je ne fais, je ne le pourrais jamais assez. Vol. i., p. 404. This is in answer to Hobbes; the objections of Hobbes, and Descartes’ replies, turn very much on this primary difference between ideas and images, which alone our countrymen could understand, and ideas as intellections, conceptions, νοουμενα, incapable of being imagined, but not less certainly known and reasoned upon. The French is a translation, but made by Clerselier under the eye of Descartes, so that it may be quoted as an original.