Note 228 — LIVRE III OPÉRATIONS SYNTHÉTIQUES (continued 2)
Reading edition
En pratique il faut donner, au commencement, la liste des sources employées pour l’ensemble de la monographie (avec des indications bibliographiques convenables pour les imprimés, la mention de la nature des documents et leur cote pour les manuscrits) ; de plus, chaque affirmation spéciale doit porter sa preuve : le texte même du document à l’appui, si c’est possible, afin que le lecteur soit en mesure de contrôler l’interprétation (pièces justificatives) ; sinon, en note, l’analyse ou, tout au moins, le titre du document, avec sa cote, ou avec l’indication précise de l’endroit où il a été publié. La règle générale est de mettre le lecteur en état de savoir exactement pour quelles raisons on a adopté telles conclusions sur chaque point de l’analyse.
Les débutants, en cela pareils aux anciens auteurs, n’observent pas, naturellement, toutes ces règles. Il leur arrive constamment, au lieu de citer le texte ou le titre des documents, de s’y référer par une cote ou par l’indication générale du recueil où ils sont imprimés, qui n’apprennent rien au lecteur sur la nature des textes allégués. Voici encore une méprise des plus grossières, et qui s’observe très souvent : les débutants, ou les personnes inexpérimentées, ne comprennent pas toujours pourquoi l’habitude s’est introduite de placer des notes au bas des pages ; au bas des pages des livres qu’ils ont entre les mains, ils voient un liseré de notes : ils se croient obligés d’en faire un au bas des leurs, mais leurs notes sont postiches et de pur ornement ; elles ne servent ni à produire des preuves ni à permettre au lecteur de contrôler leurs assertions. — Tous ces procédés sont inadmissibles et doivent être vigoureusement combattus.