Note 7 — AVERTISSEMENT
Reading edition
Voir le compte rendu de l’opuscule de E. A. Freeman, The methods of historical study, dans la Revue critique, 1887, I, p. 376. Cet opuscule, dit le critique, est banal et vide. On y voit « que l’histoire n’est pas une étude aussi aisée qu’un vain peuple pense, qu’elle touche à toutes les sciences et que l’historien vraiment digne de ce nom devrait tout savoir ; que la certitude historique est impossible à obtenir, et que, pour s’en rapprocher le plus possible, il faut recourir sans cesse aux sources originales ; qu’il faut connaître et pratiquer les meilleurs parmi les historiens modernes, mais sans jamais tenir ce qu’ils ont écrit pour parole d’évangile. Et voilà tout. » Conclusion : Freeman « enseignait mieux sans doute la méthode historique par la pratique qu’il n’a réussi à le faire par la théorie ».
Comparer Bouvard et Pécuchet, par G. Flaubert. Il s’agit de deux imbéciles, qui, entre autres projets, forment celui d’écrire l’histoire. Pour les aider, un de leurs amis leur envoie « des règles de critique prises dans le Cours de Daunou », savoir : « Citer comme preuve le témoignage des foules, mauvaises preuves ; elles ne sont pas là pour répondre. — Rejeter les choses impossibles : on fit voir à Pausanias la pierre avalée par Saturne. — Tenez en compte l’adresse des faussaires, l’intérêt des apologistes et des calomniateurs. » L’ouvrage de Daunou contient quantité de truismes aussi patents et plus comiques encore que ceux-là.