Note 16 — IX.
Reading edition
Con tutto il rispetto dovuto a un uomo così puro come fu e si mantenne sempre il Manzoni, bisogna confessare che non si legge senza un certo brivido di freddo la lettera sua al Fauriel, da Torino, il 30 marzo 1807. Comincia: «Je vous disais, mon cher Fauriel, dans ma lettre de Gènes, qu'elle aurait été bientôt suivie d'une autre; ne la recevant pas, vous avez dû croire que le motif de ce retard devait être bien fort. Il est bien fort et bien affligeant: le jour après que je vous avais écrit, je reçus une lettre de Milan qui m'annonçait que mon père était très-malade et désirait me voir: je partis tout de suite: ma bonne mère m'accompagna; mais a mon arrivée, on me dit que je ne pouvais pas avoir la consolation de voir mon père: car le jour même qu'on m'avertit de sa maladie fut son dernier jour. N'ayant fait cette course que pour voir mon père, je ne m'arrêtai que trois jours a Brusuglio» [nella casa di campagna dove la madre aveva trasportata e composta la salma dell'Imbonati!], «à une lieue de Milan, et nous repartîmes pour Turin, où nous resterons un mois à peu près avec M.me Sannazari» [la sorella dell'Imbonati!]. «Ni ma mère ni moi n'avons même mis le pied dans Milan; elle n'avait aucun motif d'y aller: moi-même je n'en avais plus».—E in verità non riesce a riscaldarci la lettera seguente, degli 8 aprile: «Vous aurez reçu ma lettre, dans laquelle je vous informe de la perte de mon père. J'ai été a Brusuglio en espérant le voir à Milan; n'étant plus à temps, je n'ai pas mis le pied dans la ville, par crainte qu'on ne m'accusât de l'avoir fait après sa mort, moi qui n'y allais pas de son vivant; et parce que j'aurai moi-même éprouvé une répugnance à le faire, quoique ce ne fut pas à cause de lui que je n'y allais pas, puisqu'au contraire c'est à cause de lui seul que je m'en suis approché. Paix et honneur à sa cendre». Ah sì, pace e onore davvero, pover'uomo!