Note 161 — Chapter LVI · FROM THE FESTIVAL OF OLYMPIAD NINETY DOWN TO THE BATTLE OF MANTINEIA.
Reading edition
In reference to this argumentation of the Athenian envoy, I call attention to the attack and bombardment of Copenhagen by the English government in 1807, together with the language used by the English envoy to the Danish Prince Regent on the subject. We read as follows in M. Thiers’s Histoire du Consulat et de l’Empire:—
“L’agent choisi étoit digne de sa mission. C’étoit M. Jackson qui avait été autrefois chargé d’affaires en France, avant l’arrivée de Lord Whitworth, à Paris, mais qu’on n’avoit pas pû y laisser, à cause du mauvais esprit qu’il manifestoit en toute occasion. Introduit auprès du régent, il allégua de prétendues stipulations secrètes, en vertu desquelles le Danemark devoit, (disoit on) de gré ou de force, faire partie d’une coalition contre l’Angleterre: il donna comme raison d’agir la necessité où se trouvoit le cabinet Britannique de prendre des précautions pour que les forces navales du Danemark et le passage du Sund ne tombassent pas au pouvoir des François: et en conséquence il demanda au nom de son gouvernement, qu’on livrât à l’armée Angloise la forteresse de Kronenberg qui commande de Sund, le port de Copenhague, et enfin la flotte elle-même—promettant de garder le tout en dépôt, pour le compte du Danemark, qui seroit remis en possession de ce qu’on alloit lui enlever, dès que le danger seroit passé. M. Jackson assura que le Danemark ne perdroit rien, que l’on se conduiroit chez lui en auxiliaires et en amis—que les troupes Britanniques payeroient tout ce qu’elles consommeroient.—Et avec quoi, répondit le prince indigné, payeriez vous notre honneur perdu, si nous adhérions à cette infame proposition?—Le prince continuant, et opposant à cette perfide intention la conduite loyale du Danemark, qui n’avoit pris aucune précaution contre les Anglois, qui les avoit toutes prises contre les François, ce dont on abusoit pour le surprendre—M. Jackson répondit à cette juste indignation par une insolente familiarité, disant que la guerre étoit la guerre, qu’il falloit se résigner à ces nécessités, et céder au plus fort quand on étoit le plus foible. Le prince congédia l’agent Anglois avec des paroles fort dures, et lui déclara qu’il alloit se transporter à Copenhague, pour y remplir ses devoirs de prince et de citoyen Danois.” (Thiers, Histoire du Consulat et de l’Empire, tome viii, livre xxviii, p. 190.)