Note 398 — Chapter XLII · BATTLES OF PLATÆA AND MYKALE. — FINAL REPULSE OF THE PERSIANS.
Reading edition
Herodot. ix, 100, 101. ἰοῦσι δέ σφι (Ἕλλησι) φήμη τε ἐσέπτατο ἐς τὸ στρατόπεδον πᾶν, καὶ κηρυκήϊον ἐφάνη ἐπὶ τῆς κυματωγῆς κείμενον. ἡ δὲ φήμη διῆλθέ σφι ὧδε, ὡς οἱ Ἕλληνες τὴν Μαρδονίου στρατιὴν νικῷεν ἐν Βοιωτίῃ μαχόμενοι. Δῆλα δὴ πολλοῖσι τεκμηρίοισί ἐστι τὰ θεῖα τῶν πρηγμάτων· εἰ καὶ τότε τῆς αὐτῆς ἡμέρης συμπιπτούσης τοῦ τε ἐν Πλαταιῇσι καὶ τοῦ ἐν Μυκάλῃ μέλλοντος ἔσεσθαι τρώματος, φήμη τοῖσι Ἕλλησι τοῖσι ταύτῃ ἐσαπίκετο, ὥστε θαρσῆσαί τε τὴν στρατιὴν πολλῷ μᾶλλον, καὶ ἐθέλειν προθυμότερον κινδυνεύειν ... γεγονέναι δὲ νίκην τῶν μετὰ Παυσανίεω Ἑλλήνων ὀρθῶς σφι ἡ φήμη συνέβαινε ἐλθοῦσα· τὸ μὲν γὰρ ἐν Πλαταιῇσι πρωῒ ἔτι τῆς ἡμέρης ἐγίνετο· τὸ δὲ ἐν Μυκάλῃ, περὶ δείλην ... ἦν δὲ ἀῤῥωδίη σφι πρὶν τὴν φήμην ἐσαπικέσθαι, οὔτι περὶ σφέων αὐτῶν οὕτω, ὡς τῶν Ἑλλήνων, μὴ περὶ Μαρδονίῳ πταίσῃ ἡ Ἑλλάς, ὡς μέντοι ἡ κλῃδὼν αὕτη σφι ἐσέπτατο, μᾶλλόν τι καὶ ταχύτερον τὴν πρόσοδον ἐποιεῦντο: compare Plutarch, Paul. Emilius, c. 24, 25, about the battle of Pydna. The φήμη which circulated through the assembled army of Mardonius in Bœotia, respecting his intention to kill the Phocians, turned out incorrect (Herodot. ix, 17).
Two passages in Æschines (cont. Timarchum. c. 27, p. 57, and De Fals. Legat. c. 45, p. 290) are peculiarly valuable as illustrating the ancient idea of Φήμη,—a divine voice, or vocal goddess, generally considered as informing a crowd of persons at once, or moving them all by one and the same unanimous feeling,—the Vox Dei passing into the Vox Populi. There was an altar to Φήμη at Athens (Pausan. i, 17, 1); compare Hesiod. Opp. Di. 761, and the Ὄσσα of Homer, which is essentially the same idea as Φήμη: Iliad, ii, 93. μετὰ δέ σφισιν Ὄσσα δεδῄει Ὀτρύνουσ’ ἰέναι, Διὸς ἄγγελος; also Odyssey, i, 282—opposed to the idea of a distinct human speaker or informant—ἤν τίς τοι εἴπῃσι βροτῶν, ἢ Ὄσσαν ἀκούσῃς Ἐκ Διὸς, ἥτε μάλιστα φέρει κλέος ἀνθρώποισι; and Odyss. xxiv, 412. Ὄσσα δ’ ἄρ’ ἄγγελος ὦκα κατὰ πτόλιν ᾤχετο πάντη, Μνηστήρων στυγερὸν θάνατον καὶ κῆρ’ ἐνέπουσα. The word κλῃδὼν is used in the same meaning by Sophokles, Philoktet. 255 (see Andokides de Mysteriis, c. 22, p. 64): and Herodotus in the passage now before us considers the two as identical,—compare also Herodot. v, 72: both words are used also to signify an omen conveyed by some undesigned human word or speech, which in that particular case is considered as determined by the special intervention of the gods for the information of some person who hears it: see Homer, Odyss. xx, 100: compare also Aristophan. Aves, 719; Sophoklês, Œdip. Tyr. 43-472; Xenophon, Symposion, c. 14, s. 48.
The descriptions of Fama by Virgil, Æneid, iv, 17 6, seqq., and Ovid Metamorph. xii, 40, seqq., are more diffuse and overcharged, departing from the simplicity of the Greek conception.
We may notice, as partial illustrations of what is here intended, those sudden, unaccountable impressions of panic terror which occasionally ran through the ancient armies or assembled multitudes, and which were supposed to be produced by Pan or by Nymphs—indeed sudden, violent, and contagious impressions of every kind, not merely of fear. Livy, x, 28. “Victorem equitatum velut lymphaticus pavor dissipat.” ix, 27. “Milites, incertum ob quam causam, lymphatis similes ad arma discurrunt,”—in Greek, νυμφόληπτοι: compare Polyæn, iv. 3, 26, and an instructive note of Mutzel, ad Quint. Curt. iv, 46, 1 (iv, 12, 14).
But I cannot better illustrate that idea, which the Greeks invested with divinity under the name of Φήμη, than by transcribing a striking passage from M. Michelet’s Histoire de la Révolution Françoise. The illustration is the more instructive, because the religious point of view, which in Herodotus is predominant,—and which, to the believing mind, furnishes an explanation preëminently satisfactory,—has passed away in the historian of the nineteenth century, and gives place to a graphic description of the real phenomenon, of high importance in human affairs; the common susceptibilities, common inspiration and common spontaneous impulse, of a multitude, effacing for the time each man’s separate individuality.
M. Michelet is about to describe that ever-memorable event, the capture of the Bastile, on the 14th of July, 1789 (ch. vii, vol. i, p. 105).
“Versailles, avec un gouvernement organisé, un roi, des ministres, un général, une armée, n’étoit qu’hésitation, doute, incertitude, dans la plus complète anarchie morale.
“Paris, bouleversé, délaissé de toute autorité légale, dans un désordre apparent, atteignit, le 14 Juillet, ce qui moralement est l’ordre le plus profond, l’unanimité des esprits.
“Le 13 Juillet, Paris ne songeait qu’à se defendre. Le 14, il attaqua.
“Le 13, au soir, il y avoit encore des doutes, il n’y en eut plus le matin. Le soir étoit plein de troubles, de fureur désordonnée. Le matin fut lumineux et d’une sérénité terrible.
“Une idée se leva sur Paris avec le jour, et tous virent la même lumière. Une lumière dans les esprits, et dans chaque cœur une voix: Va, et tu prendras la Bastille!
“Cela étoit impossible, insensé, étrange à dire;... Et tous le crurent néanmoins. Et cela se fit.
“La Bastille, pour être une vieille forteresse, n’en étoit pas moins imprenable, à moins d’y mettre plusieurs jours, et beaucoup d’artillerie. Le peuple n’avoit en cette crise ni le temps ni les moyens de faire un siége régulier. L’eût il fait, la Bastille n’avoit pas à craindre, ayant assez de vivres pour attendre un secours si proche, et d’immenses munitions de guerre. Ses murs de dix pieds d’épaisseur au sommet des tours, de trente et quarante à la base, pouvaient rire longtemps des boulets: et ses batteries, à elle, dont le feu plongeoit sur Paris, auroient pu en attendant démolir tout le Marais, tout le Faubourg St. Antoine.
“L’attaque de la Bastille ne fut un acte nullement raisonnable. Ce fut un acte de foi.
“Personne ne proposa. Mais tous crurent et tous agirent. Le long des rues, des quais, des ponts, des boulevards, la foule criait à la foule—à la Bastille—à la Bastille. Et dans le tocsin qui sonnoit, tous entendoient: à la Bastille.
“Personne, je le répète, ne donna l’impulsion. Les parleurs du Palais Royal passèrent le temps à dresser une liste de proscription, à juger à mort la Reine, la Polignac, Artois, le prévôt Flesselles, d’autres encore. Les noms des vainqueurs de la Bastille n’offrent pas un seul des faiseurs de motions. Le Palais Royal ne fut pas le point de départ, et ce n’est pas non plus au Palais Royal que les vainqueurs raménèrent les depouilles et les prisonniers.
“Encore moins les électeurs qui siégeaient à l’Hotel de Ville eurent ils l’idée de l’attaque. Loin de là, pour l’empêcher, pour prévenir le carnage que la Bastille pouvoit faire si aisément, ils allèrent jusqu’à promettre au gouverneur, que s’il retirait ses canons, on ne l’attaqueroit pas. Les électeurs ne trahissoient pas comme ils en furent accusés; mais ils n’avoient pas la foi.
“Qui l’eut? Celui qui eut aussi le dévoument, la force, pour accomplir sa foi. Qui? Le peuple, tout le monde.”