Note 320 — Chapter XXI · GRECIAN EPIC.—HOMERIC POEMS. (continued 2)
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“C’est un tableau idéal, à coup sûr, que celui de la société Grecque dans les chants qui portent le nom d’Homère: et pourtant cette société y est toute entière reproduite, avec la rusticité, la férocité de ses mœurs, ses bonnes et ses mauvaises passions, sans dessein de faire particulièrement ressortir, de célébrer tel ou tel de ses mérites, de ses avantages, ou de laisser dans l’ombre ses vices et ses maux. Ce mélange du bien et du mal, du fort et du faible,—cette simultanéité d’idées et de sentimens en apparence contraires,—cette variété, cette incohérence, ce développement inégal de la nature et de la destinée humaine,—c’est précisément là ce qu’il y a de plus poétique, car c’est le fond même des choses, c’est la vérité sur l’homme et le monde: et dans les peintures idéales qu’en veulent faire la poésie, le roman et même l’histoire, cet ensemble, si divers et pourtant si harmonieux, doit se retrouver: sans quoi l’idéal véritable y manque aussi bien que la réalité.” (Guizot, Cours d’Histoire Moderne; Leçon 7me, vol. i. p. 285.)