Note 1041 — Chapter XVII · THE GRECIAN MYTHICAL VEIN COMPARED WITH THAT OF MODERN EUROPE.
Reading edition
Among the “formules consacrées” (observes M. Fauriel) of the romancers of the Carlovingian epic, are asseverations of their own veracity, and of the accuracy of what they are about to relate—specification of witnesses whom they have consulted—appeals to pretended chronicles: “Que ces citations, ces indications, soient parfois sérieuses et sincères, cela peut être; mais c’est une exception et une exception rare. De telles allégations de la part des romanciers, sont en général un pur et simple mensonge, mais non toutefois un mensonge gratuit. C’est un mensonge qui a sa raison et sa convenance: il tient au désir et au besoin de satisfaire une opinion accoutumée à supposer et à chercher du vrai dans les fictions du genre de celles où l’on allègue ces prétendues autorités. La manière dont les auteurs de ces fictions les qualifient souvent eux-mêmes, est une conséquence naturelle de leur prétention d’y avoir suivi des documens vénérables. Ils les qualifient de chansons de vieille histoire, de haute histoire, de bonne geste, de grande baronnie: et ce n’est pas pour se vanter qu’ils parlent ainsi: la vanité d’auteur n’est rien chez eux, en comparaison du besoin qu’ils ont d’être crus, de passer pour de simples traducteurs, de simples répétiteurs de légendes ou d’histoire consacrée. Ces protestations de véracité, qui, plus ou moins expresses, sont de rigueur dans les romans Carlovingiens, y sont aussi fréquemment accompagnées de protestations accessoires contre les romanciers, qui, ayant déjà traité un sujet donné, sont accusés d’y avoir faussé la vérité.” (Fauriel, Orig. de l’Epopée Chevaleresque, in the Revue des Deux Mondes, vol. xiii. p. 554.)
About the Cycle of the Round Table, see the same series of articles (Rev. D. M. t. xiv. pp. 170-184). The Chevaliers of the Saint Graal were a sort of idéal of the Knights Templars: “Une race de princes héroïques, originaires de l’Asie, fut prédestinée par le ciel même à la garde du Saint Graal. Perille fut le premier de cette race, qui s’étant converti au Christianisme, passa en Europe sous l’Empereur Vespasien,” etc.; then follows a string of fabulous incidents: the epical agency is similar to that of Homer—Διὸς δ᾽ ἐτελείετο βουλή.
M. Paulin Paris, in his Prefaces to the Romans des Douze Pairs de France, has controverted many of the positions of M. Fauriel, and with success, so far as regards the Provençal origin of the Chansons de Geste, asserted by the latter. In regard to the Romances of the Round Table, he agrees substantially with M. Fauriel; but he tries to assign a greater historical value to the poems of the Carlovingian epic,—very unsuccessfully, in my opinion. But his own analysis of the old poem of Garin de Loherain bears out the very opinion which he is confuting: “Nous sommes au règne de Charles Martel, et nous reconnaissons sous d’autres noms les détails exacts de la fameuse défaite d’Attila dans les champs Catalauniques. Saint Loup et Saint Nicaise, glorieux prélats du quatrième siècle, reviennent figurer autour du père de Pépin le Bref: enfin pour compléter la confusion, Charles Martel meurt sur le champ de bataille, à la place du roi des Visigoths, Theodoric.... Toutes les parties de la narration sont vraies: seulement toutes s’y trouvent déplacées. En général, les peuples n’entendent rien à la chronologie: les evènemens restent: les individus, les lieux et les époques, ne laissent aucune trace: c’est pour ainsi dire, une décoration scénique que l’on applique indifféremment à des récits souvent contraires.” (Preface to the Roman de Garin le Loherain, pp. xvi.-xx.: Paris, 1833.) Compare also his Lettre à M. Monmerqué, prefixed to the Roman de Berthe aux Grans Piés, Paris, 1836.
To say that all the parts of the narrative are true, is contrary to M. Paris’s own showing: some parts may be true, separately taken, but these fragments of truth are melted down with a large mass of fiction, and cannot be discriminated unless we possess some independent test. The poet who picks out one incident from the fourth century, another from the fifth, and a few more from the eighth, and then blends them all into a continuous tale along with many additions of his own, shows that he takes the items of fact because they suit the purposes of his narrative, not because they happen to be attested by historical evidence. His hearers are not critical: they desire to have their imaginations and feelings affected, and they are content to accept without question whatever accomplishes this end.