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History of Greece, Volume 01 (of 12)

Note 1035 — Chapter XVII · THE GRECIAN MYTHICAL VEIN COMPARED WITH THAT OF MODERN EUROPE.

Reading edition

The legends of the Saints have been touched upon by M. Guizot (Cours d’Histoire Moderne, leçon xvii.) and by M. Ampère (Histoire Littéraire de la France, t. ii. cap. 14, 15, 16); but a far more copious and elaborate account of them, coupled with much just criticism, is to be found in the valuable Essai sur les Légendes Pieuses du Moyen Age, par L. F. Alfred Maury, Paris, 1843.

M. Guizot scarcely adverts at all to the more or less of matter of fact contained in these biographies: he regards them altogether as they grew out of and answered to the predominant emotions and mental exigences of the age: “Au milieu d’un déluge de fables absurdes, la morale éclate avec un grand empire” (p. 159, ed. 1829). “Les légendes ont été pour les Chrétiens de ce temps (qu’on me permette cette comparaison purement littéraire) ce que sont pour les Orientaux ces longs récits, ces histoires si brillantes et si variées, dont les Mille et une Nuits nous donnent un échantillon. C’était là que l’imagination populaire errait librement dans un monde inconnu, merveilleux, plein de mouvement et de poésie” (p. 175, ibid.).

M. Guizot takes his comparison with the tales of the Arabian Nights, as heard by an Oriental with uninquiring and unsuspicious credence. Viewed with reference to an instructed European, who reads these narratives as pleasing but recognized fiction, the comparison would not be just; for no one in that age dreamed of questioning the truth of the biographies. All the remarks of M. Guizot assume this implicit faith in them as literal histories: perhaps, in estimating the feelings to which they owed their extraordinary popularity, he allows too little predominance to the religious feeling, and too much influence to other mental exigences which then went along with it; more especially as he remarks, in the preceding lecture (p. 116), “Le caractère général de l’époque est la concentration du développement intellectuel dans la sphère religieuse.”

How this absorbing religious sentiment operated in generating and accrediting new matter of narrative, is shown with great fulness of detail in the work of M. Maury: “Tous les écrits du moyen âge nous apportent la preuve de cette préoccupation exclusive des esprits vers l’Histoire Sainte et les prodiges qui avaient signalé l’avènement du Christianisme. Tous nous montrent la pensée de Dieu et du Ciel, dominant les moindres œuvres de cette époque de naïve et de crédule simplicité. D’ailleurs, n’était-ce pas le moine, le clerc, qui constituaient alors les seuls écrivains? Qu’y a-t-il d’étonnant que le sujet habituel de leurs méditations, de leurs études, se reflétât sans cesse dans leurs ouvrages? Partout reparaissait à l’imagination Jésus et ses Saints: cette image, l’esprit l’accueillait avec soumission et obéissance: il n’osait pas encore envisager ces célestes pensées avec l’œil de la critique, armé de défiance et de doute; au contraire, l’intelligence les acceptait toutes indistinctement et s’en nourrissait avec avidité. Ainsi s’accréditaient tous les jours de nouvelles fables. Une foi vive veut sans cesse de nouveaux faits qu’elle puisse croire, comme la charité veut de nouveaux bienfaits pour s’exercer” (p. 43). The remarks on the History of St. Christopher, whose personality was allegorized by Luther and Melancthon, are curious (p. 57).

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