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History of Greece, Volume 01 (of 12)

Note 849 — Chapter XVI · GRECIAN MYTHES, AS UNDERSTOOD, FELT AND INTERPRETED BY THE GREEKS THEMSELVES.

Reading edition

M. Ampère, in his Histoire Littéraire de la France (ch. viii. v. i. p. 310) distinguishes the Saga (which corresponds as nearly as possible with the Greek μῦθος, λόγος, ἐπιχώριος λόγος), as a special product of the intellect, not capable of being correctly designated either as history, or as fiction, or as philosophy:—

“Il est un pays, la Scandinavie, où la tradition racontée s’est développée plus complètement qu’ailleurs, où ses produits ont été plus soigneusement recueillis et mieux conservés: dans ce pays, ils ont reçu un nom particulier, dont l’équivalent exact ne se trouve pas hors des langues Germaniques: c’est le mot Saga, Sage, ce qu’on dit, ce qu’on raconte,—la tradition orale. Si l’on prend ce mot non dans une acception restreinte, mais dans le sens général où le prenait Niebuhr quand il l’appliquoit, par exemple, aux traditions populaires qui ont pu fournir à Tite Live une portion de son histoire, la Saga doit être comptée parmi les produits spontanés de l’imagination humaine. La Saga a son existence propre comme la poësie, comme l’histoire, comme le roman. Elle n’est pas la poësie, parcequ’elle n’est pas chantée, mais parlée; elle n’est pas l’histoire, parcequ’elle est denuée de critique; elle n’est pas le roman, parcequ’elle est sincère, parcequ’elle a foi à ce qu’elle raconte. Elle n’invente pas, mais répète: elle peut se tromper, mais elle ne ment jamais. Ce récit souvent merveilleux, que personne ne fabrique sciemment, et que tout le monde altère et falsifie sans le vouloir, qui se perpétue à la manière des chants primitifs et populaires,—ce récit, quand il se rapporte non à un héros, mais à un saint, s’appelle une légende.”

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