Note 1379 — Chapter VIII
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‘Leur paresse, et l'ignorance non seulement des sciences et des arts, mais quasi généralement de tout ce qui se passe hors de l'Espagne, et on peut dire même hors du lieu où ils habitent, vont presque de pair, et sont inconcevables. La pauvreté est grande parmi eux, ce qui provient de leur extrême paresse; car si nombre de nos Français n'alloient faucher leurs foins, couper leurs blés et faire leurs briques, je crois qu'ils courroient fortune de se laisser mourir de faim, et de se tenir sous des tentes pour ne se pas donner la peine de bâtir des maisons.’ … ‘L'éducation de leurs enfans est semblable à celle qu'ils ont eu de leurs pères, c'est-à-dire sans qu'ils apprennent ni sciences ni exercices; et je ne crois par que parmi tous les grands que j'ay pratiqués, il s'en trouvât un seul qui sût décliner son nom.’ … ‘Ils n'ont nulle curiosité de voir les pays étrangers, et encore moins de s'enquérir de ce qui s'y passe.’ Mémoires du Maréchal de Gramont, vol. ii. pp. 77, 78, 82, 83, in Collection des Mémoires par Petitot et Monmerqué, vol. lvii. See also Aarsens de Sommerdyck, Voyage d'Espagne, Paris, 1665, 4to. p. 124. ‘La terré mesme n'y est pas toute cultiuée par des gens du pays: au tempe du labourage, des semailles et de la recolte, il leur vient quantité de paysans du Bearn et d'autres endroits de France, qui gagnent beaucoup d'argent, pour leur mettre leurs bleds en terre et pour les recueillir. Les architectes et charpentiers y sont aussi pour la plûpart estrangers, qui se font payer au triple de ce qu'ils gagneroient en leur pays. Dans Madrid on ne voit pas un porteur d'eau qui ne soit estranger, et la plûpart des cordonniers et tailleurs le sont aussi.’