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Note 71 — Part V. FROM THE FALL OF THE EMPEROR NAPOLEON, IN 1814, TO THE END OF M. DE TALLEYRAND’S ADMINISTRATION, IN SEPTEMBER, 1815.

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“Mais, reprend vivement M. de Talleyrand, partez donc! Tandis que nous perdons le temps en allées et venues, et à disputer sur la compétence, le pont sautera! Annoncez-vous de la part du Roi de France et comme son ministre, dites les choses les plus fortes sur le chagrin qu’il éprouve.

“Voulez-vous que je dise que le Roi va se faire porter de sa personne sur le pont, pour sauter de compagnie si le maréchal ne se rend pas?

“Non pas précisément: on ne nous croit pas faits pour un tel héroïsme; mais quelque chose de bon et de fort: vous entendez bien, quelque chose de fort.

“Je cours à l’hôtel dû maréchal. Il était absent, mais j’y trouve les officiers de son état-major réunis. Je me fais annoncer de la part du Roi de France, et je suis reçu avec une politesse respectueuse; j’explique le sujet de ma mission à celui des officiers que je devais supposer le chef de l’état-major. Il me répond par des regrets sur l’absence de M. le maréchal, et s’excuse sur l’impuissance où il est de donner des ordres sans avoir pris les siens. J’insiste, on prend le parti d’aller chercher le maréchal qu’on était sur de trouver dans le lieu confident de ses plus chers plaisirs, au Palais-Royal, No. 113. Il arrive avec sa mauvaise humeur naturelle à laquelle se joignit le chagrin d’avoir été dérangé de sa partie de trente-et-un. Il m’écoute impatiemment, et comme il m’avait fort mal compris, il me répond de telle sorte qu’à mon tour je n’y comprends rien du tout. Le chef d’état-major reprend avec lui la conversation en allemand. Elle dure quelque temps, et j’entendais assez la langue pour m’apercevoir que le maréchal rejetait avec violence les observations fort raisonnables que faisait l’officier. Enfin, ce dernier me dit que M. le maréchal n’avait pas donné l’ordre pour la destruction du pont, que je concevais sans peine comment le nom qu’il avait reçu importunait des soldats prussiens; mais que du moment que le Roi de France avait fait justice de ce nom, il ne doutait pas que les entreprises commencées contre ce pont ne cessassent à l’instant même, et que l’ordre allait en être donné. Je lui demandai la permission d’attendre que l’ordre fût parti pour que j’eusse le droit de rassurer complètement Sa Majesté. Il le trouva bon. Le maréchal était retourné bien vite à son cher No. 113; l’ordre partit en effet. Je suivis l’officier jusque sur la place, et quand je vis que les ouvriers avaient cessé et se retiraient avec leurs outils, je vins rendre compte à M. de Talleyrand de cette triste victoire. Cela lui rendit un peu de bonne humeur. ‘Puisque les choses se sont passées de la sorte, dit le prince, on pourrait tirer parti de votre idée de ce matin, que le Roi avait menacé de se faire porter sur le pont pour sauter de compagnie: il y a là matière d’un bon article de journal. Arrangez cela.’

“Je l’arrangeai en effet; l’article parut dans les feuilles du surlendemain. Louis XVIII. dût être bien effrayé d’un pareil coup de tête de sa part; mais ensuite il en accepta de bonne grâce la renommée. Je l’ai entendu complimenter de cet admirable trait de courage, et il répendait avec une assurance parfaite.…”

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