Note 500 — LIVRE II Clovis et ses fils (continued 3)
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Voir la notice conservée dans un ms. de Phèdre du Xe siècle, ayant appartenu à Pierre Pithou. Elle a été reproduite, après Berger de Xivrey, Traditions tératologiques, Paris 1836, et d’autres, par Haupt, Zeitschrift für deutsches Alterthum, t. V (1845), p. 10. Müllenhoff (ibid. t. XII, p. 287) conjecture avec raison que c’étaient sans doute les ossements de quelque baleine ou autre cétacé qui avaient été pris pour ceux d’un homme gigantesque. Rien de plus fréquent qu’une méprise de ce genre. V. saint Augustin, De civitate Dei XV, 9 : Vidi ipse non solus, sed aliquot mecum in Uticensi litore molarem hominis dentem tam ingentem, ut si in nostrorum dentium modulos minutatim concideretur, centum nobis videretur facere potuisse. Sed illum gigantis alicujus fuisse crediderim. Sur quoi Poujoulat, Hist. de saint Augustin (5e édit. Tours 1866, t. II, p. 283) fait observer qu’il s’agissait sans doute d’une dent de quelque animal antédiluvien. J’ajouterai que rien, à mon sens, n’a plus contribué à répandre la créance aux géants de l’antiquité que les découvertes faites à diverses reprises d’ossements fossiles gigantesques, qu’on était toujours disposé à attribuer à des êtres humains.