Note (retour) — D'ITALIE. (continued 2)
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Comment, lorsqu'on est habitué aux beautés vraies d'Homère et de Virgile, pourrait-on se sentir ému par de pareilles plaintes, ou par celles-ci qui viennent bientôt après534? «O mes yeux, aussi impitoyables que ma main! elle a fait les plaies; vous les regardez! vous les regardez sans pleurer! Ah! que mon sang coule, puisque mes pleurs refusent de couler!» ou enfin par cette apostrophe au tombeau de Clorinde? «O marbre si cher et si honoré, qui as au-dedans de toi ma flamme et au-dehors mes pleurs535, non, tu n'es point la demeure de la mort, mais de cendres vivantes où repose l'amour; et je sens que tu rallumes dans mon cœur ses feux accoutumés, moins doux, mais non moins brûlants. Ah! prends mes soupirs, et prends ces baisers que je baigne d'une eau douloureuse, et puisque je ne le puis moi-même, donne-les du moins à ces restes chéris que tu as dans son sein. Donne-les leur, et si jamais cette belle ame tourne les yeux vers ses belles dépouilles, elle ne s'irritera ni de ta pitié, ni de ma hardiesse, etc.»