Note (retour) — D'ITALIE. (continued 2)
Reading edition
Pendant qu'elle s'y tourmente au lieu de dormir, le tournoi sérieux s'ouvre791 et succède au tournoi bouffon, ou plutôt c'est une bouffonnerie d'une autre espèce qui succède à la première, car il est impossible à l'auteur de rien conter sérieusement. Les étrangers, Espagnols et Sarrazins, sont admis à ce tournoi, comme les Français. Ils remportent les premiers avantages792. Falsiron et Balugant ont renversé tous les tenants de Charlemagne. Il est fort en colère, et n'ayant point vu Milon dans la lice, il s'en prend à lui, et il envoie deux messages, avec ordre de s'armer et de venir en hâte réparer l'honneur de ses paladins. Milon était resté chez lui, tout occupé de son amour, essayant d'y résister, et ne voulant point paraître à cette fête, de peur que la vue de Berthe n'affaiblît ses résolutions. L'ordre réitéré de l'empereur l'appelle dans la carrière; il y vole; il est vainqueur, et proclamé au son des cors, des fifres et des trompettes.