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Histoire littéraire d'Italie (5/9)

Note (retour) — D'ITALIE. (continued 2)

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Teofilo Folengo, plus connu sous le nom de Merlino Coccajo, naquit en 1491776, d'une famille ancienne et même illustre, dans une terre voisine du lac de Mantoue. Ayant donné, dès ses premières années, des preuves d'une singulière vivacité d'esprit et d'une grande aptitude aux lettres, il entra à l'âge de seize ans dans l'ordre de St. Benoît; alors il quitta le nom de Jérôme qu'il avait reçu en naissant, et prit celui de Théophile. Il n'avait pas tout-à-fait dix-huit ans lorsqu'il fit ses vœux; c'est l'âge où il commence à devenir difficile de les remplir. Théophile, après avoir lutté quelques années contre cette difficulté, ou n'y avoir cédé qu'en secret, abjura toute retenue, quitta le cloître et sans doute l'habit monastique, s'enfuit avec une femme nommée Girolama Dieda, et mena pendant plus de dix ans une vie errante. Ce fut pour sortir de la misère où il s'était jeté, qu'il publia, quatre ans après sa fuite, ces poésies composées de latin et d'italien, et qui ne sont ni l'un ni l'autre, auxquelles il donna le nom de Macaroniques. On prétend qu'ayant entrepris un poëme latin où il espérait égaler, ou même surpasser Virgile, et voyant que des personnes à qui il en lisait des morceaux ne partageaient pas son espérance, il jeta son ébauche au feu, et se mit à écrire dans ce style capricieux, où deux langues se confondent et se corrompent mutuellement.

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