Note (retour) — D'ITALIE. (continued 2)
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Alors l'action du second poëme se renoue comme dans le premier. L'assaut se donne et dure jusqu'à la nuit744. Les machines sont brûlées par Argant et par Clorinde745. Cette guerrière est tuée et baptisée par Tancrède. Ismen enchante la forêt pour empêcher les chrétiens de renouveler leurs machines746; et tout s'y passe comme auparavant. L'armée d'Égypte s'avance747. En même temps que Godefroy en est instruit, il apprend aussi que la flotte qui fournit des vivres et des munitions à l'armée, est en si mauvais état dans le port de Joppé, que cette place elle-même est tellement endommagée, qu'il y aurait tout à craindre si les efforts de l'ennemi se portaient de ce côté. Godefroy y envoie les deux Robert avec une troupe choisie. Argant, à la tête d'un nombreux détachement, marche de son côté vers Joppé, où il se donne un combat opiniâtre et meurtrier. La place est emportée; le mur qui gardait les vaisseaux est renversé. La flotte est menacée de l'incendie: elle n'est délivrée que par l'arrivée imprévue de Richard et de Rupert, à qui ni le terrible Argant, ni aucun guerrier infidèle, ne peuvent opposer de résistance. Ils se retirent en bon ordre, et campent au bord de la mer, où ils allument des feux pendant la nuit. Toute cette action qui occupe près de deux chants748, est absolument nouvelle. Le Tasse s'y montre digne de lui-même. Cette addition corrige un défaut reproché à la Jérusalem délivrée, où il est trop peu question de la flotte, partie si importante des forces de l'armée chrétienne, que sa perte l'aurait réduite aux plus fâcheuses extrémités. On voudrait pouvoir transporter ce combat d'une Jérusalem dans l'autre; il est presque perdu dans la seconde; ce serait dans la première une grande beauté de plus.