Note (retour) — D'ITALIE. (continued 2)
Reading edition
Dans ce second poëme comme dans le premier, Tancrède est amoureux de Clorinde, et aimé d'une princesse qui a été sa prisonnière; cette princesse ne s'appelle plus Herminie, mais Nicée. Nicée, comme Herminie, sachant Tancrède blessé, veut aller panser ses blessures, prend les armes de Clorinde, s'approche du camp, est poursuivie, et s'enfuit à travers les bois732. Elle s'arrête aussi sur les bords du Jourdain, mais elle n'y trouve plus le vieux berger et sa famille. Le Tasse a fait ce sacrifice à la dignité de l'épopée, réclamée par des censeurs trop difficiles, par des partisans trop sévères de la noblesse épique, trop ennemis de la nature et de la simplicité champêtre.